Immobilier en Île-de-France : quel est le poids des logements énergivores ?


Alors que les taux de crédit immobilier sont fixés à partir de 2,99 % sur 25 ans, la loi climat et résilience impacte le marché immobilier, et ce, particulièrement en Île-de-France où le poids des ventes de passoires énergétiques devient de plus en plus important, depuis 2022. Les Notaires du Grand Paris reviennent sur cette tendance dans leur dernière étude.
Un écart entre Paris et le reste de l’Île-de-France
À Paris, la majorité des logements sont très anciens, souvent de petite taille et affichent donc un mauvais diagnostic de performance énergétique (DPE). Selon l’étude, sur 21 600 ventes renseignées dans la capitale, 7 000 avaient un DPE classé F ou G. Cela représente 32,4 % des ventes totales.
Selon une étude de l’APUR, 13 % des logements avec un DPE G et 15 % avec une étiquette F seraient situés à Paris. Le nombre de vente de passoires énergétiques est donc nettement supérieur à Paris par rapport au reste du pays.
Selon les Notaires du Grand Paris, en banlieue parisienne, le nombre de biens performants énergétiquement est plus important et plus on s’éloigne de Paris, plus ce phénomène s’accentue. C’est dans la Grande Couronne que l’on retrouve la plus faible part de logements énergivores (15 %).
Des changements de réglementations sur les petites surfaces
Le législateur a identifié un mauvais reflet de la réalité dans les notes du DPE des petits logements et a organisé une correction pour les logements de moins de 40 m2, par un arrêté publié le 25 mars 2024 et mis en application le 1er juillet 2024.
Selon l’étude, à la suite de cette mesure, il était possible d’anticiper une baisse de la part des ventes des passoires énergétiques parmi les studios et les deux pièces. La part de studios énergivores a reculé de 2 points (de 37,9 % à 35,9 %) et de 1,4 point pour les deux pièces (de 27 % à 25,6 %).
Toutefois, l’étude précise qu’il faudra attendre d’avoir plus de recul afin de confirmer ces premières tendances.